Dénombrement des personnes en situation d’itinérance: bénévoles recherchés

Le soir du 24 avril 2018 et au cours des journées des 25 et 26 avril 2018, le deuxième dénombrement JE COMPTE MTL 2018 déploiera ses équipes de bénévoles. Accompagnés de chefs d’équipe, ils arpenteront la ville à la rencontre des personnes en situation d’itinérance. Avec la permission de ces dernières, les bénévoles leur poseront des questions afin de mieux connaître, comprendre et mesurer l’itinérance visible de la métropole.Plus de bénévoles pour mieux couvrir Montréal
La Ville de Montréal et le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL) travaillent ensemble pour mener cette grande opération dans la métropole.

JE COMPTE MTL 2018 est réalisé avec le soutien et l’expertise du Centre de recherche de l’hôpital Douglas, en étroite collaboration avec le Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal (MMFIM). JE COMPTE MTL 2018s’inscrit dans le cadre du Plan d’action en itinérance de la Ville de Montréal et du Plan intersectoriel en itinérance de la région de Montréal (CCSMTL).

Les partenaires du dénombrement 2018 sollicitent la participation de centaines de Montréalaises et Montréalais pour réaliser ce deuxième dénombrement des personnes en situation d’itinérance. À cette participation s’ajoute la collaboration essentielle de plus de 140 organismes du milieu communautaire en itinérance qui ont déjà confirmé leur participation.

« Le dénombrement 2018 nous permettra de recueillir des informations sur le phénomène de l’itinérance sur tout le territoire de la Ville de Montréal. Complémentaire à d’autres cueillettes de données, il nous permettra de mieux cerner les besoins des personnes vulnérables et d’adapter les programmes et les services afin de leur venir en aide. Une attention particulière sera portée aux jeunes, aux femmes et aux Autochtones », déclare Mme Rosannie Filato, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable du développement social et communautaire, de l’itinérance, de la jeunesse, de la condition féminine et des sports et loisirs.

Les bénévoles impliqués seront appuyés par l’équipe de JE COMPTE MTL 2018. Ils recevront des informations claires sur leur rôle, un temps de préparation pour rencontrer les membres de leur équipe, prendre connaissance de leur secteur et de leur itinéraire. Ils recevront aussi une formation à l’avance pour bien comprendre le questionnaire et apprendre la façon d’approcher les personnes en situation d’itinérance. Cela sera essentiel pour assurer le respect des personnes, la qualité des données recueillies, ainsi que la sécurité des bénévoles.

JE COMPTE MTL 2018 se déroulera dans un contexte où une soixantaine de collectivités au Canada sont invitées à effectuer un dénombrement ponctuel sur leur territoire sous l’intitulé Tout le monde compte 2018. Au Québec, 11 communautés, dont Montréal, participeront à un dénombrement ponctuel coordonné par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Les données de ceux-ci alimenteront le deuxième portrait de l’itinérance au Québec sous la direction du MSSS. « Au-delà du chiffre que nous procurera le dénombrement, le portrait en itinérance dans lequel s’inscrit cet exercice nous permettra, à terme, d’avoir une vision élargie du phénomène et ainsi mieux orienter nos actions, de concert avec l’ensemble des acteurs », a mentionné  Julie Grenier, Directrice adjointe au partenariat et soutien à l’offre de services du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Les personnes qui souhaitent s’impliquer à titre de bénévoles n’ont qu’à compléter le formulaire d’inscription en ligne sur le site de JE COMPTE MTL 2018.

Exergue est fière de s’unir à cette cause en s’occupant des relations de presse de ce dénombrement. Voici quelques-unes des nombreuses retombées obtenues lors du lancement du recrutement des bénévoles :

Entrevue d’Eric Latimer, directeur de Je compte MTL 2018, à Salut, bonjour! (TVA)

Entrevue de Sonya Cormier, directrice des communications, Je compte MTL 2018, avec Mario Dumont (TVA)

Nouvelle approche pour le dénombrement de l’itinérance, article paru dans le journal Métro

Combien y’a-t-il d’itinérants au Québec?, article publié dans Le Devoir

Plus d’efforts pour cibler l’itinérance cachée, publié dans 24 heures

11 Quebec communities to participate in national homelessness survey, paru sur CBC

Montreal plans second count of city’s homeless population, reportage diffusé à Global

Entrevues avec Janik Fortin, bénévole, et Sonya Cormier à NVL (avancer le curseur à 9:57), Vtélé

 

 

 

 

 

La médiation culturelle, un projet citoyen qui dépasse les frontières de l’art

Montréal, le 13 mai 2014 – C’est aujourd’hui que la Ville de Montréal et l’UQAM dévoilaient les résultats d’une importante étude menée pendant six ans sur la médiation culturelle à Montréal. Depuis l’adoption de la Politique montréalaise de développement culturel en 2005, des centaines de projets de médiation culturelle ont vu le jour sur le territoire de Montréal, suscitant des situations d’échanges entre des créateurs et la population, dont des milliers de citoyens ayant traditionnellement peu accès aux arts. Après l’analyse de 190 projets de médiation culturelle réalisés par 56 organismes culturels dans 19 arrondissements à Montréal, quels constats peut-on dégager?

Le projet Labyrithe artistique de l'organisme Péristyle Nomade (crédit photo: Pénélope Robitaille)
« Cette étude permet de constater que la médiation culturelle représente un nouvel espace de liberté pour les citoyens : elle stimule la créativité et crée une rupture avec le quotidien », a expliqué le professeur de sociologie Louis Jacob (UQAM) à l’occasion de la présentation de cette étude lors d’un forum public tenu dans le cadre du congrès de l’ACFAS.

« Certaines activités donnent un sens à l’histoire personnelle des participants, qu’ils soient nouvellement immigrés ou citoyens montréalais de longue date, a ajouté Danièle Racine, agente de développement culturel à la Ville de Montréal, qui a coordonné cette étude. Ces citoyens découvrent des démarches artistiques par un contact privilégié avec les créateurs, rencontrent des cultures autres dans un dialogue interculturel et confortent leur sentiment d’appartenance à leur milieu de vie. Ces effets sur les participants permettent de constater que les enjeux de la médiation culturelle touchent l’ensemble de la vie en société. »

« Parfois, un projet moins réussi sur le plan des réalisations artistiques peut être très riche et satisfaisant sur le plan relationnel ou communautaire, a souligné la sociologue Anouk Bélanger (UQAM), qui cosigne l’étude. Il existe donc des avantages intrinsèques à la médiation culturelle qui sont immédiatement gratifiants pour les participants : le plaisir esthétique, les qualités ludiques et cognitives de l’activité, la socialité et l’ouverture sur de nouveaux horizons culturels. »

Ateliers parcellaires, un projet de création littéraire et multimédia réalisé par Oboro, centre d’artistes en arts visuels et médiatiques
Effectuée en 2008-2009, la première phase de recherche a permis aux chercheurs d’observer que les artistes s’engagent généreusement dans les actions culturelles. Cette première étape a aussi vu naître le Répertoire des activités de médiation culturelle à Montréal. Pour la deuxième phase entamée en 2010, les chercheurs se sont concentrés sur six projets particulièrement porteurs afin de mieux mesurer les effets de la médiation culturelle, à l’heure où la question du rapprochement entre les citoyens et de la participation active à notre culture prend une place importante dans le développement de la métropole.

C’est ainsi que les projets suivants se sont retrouvés sous la loupe des chercheurs :
• Labyrinthe artistique (projet de création multidisciplinaire dans le quartier Centre-Sud de l’organisme culturel Péristyle Nomade),
• Ateliers parcellaires (projet de création littéraire et multimédia réalisé par Oboro, centre d’artistes en arts visuels et médiatiques, avec des aînés, des adolescents et des enfants),
• On se raconte (projet autour du conte pour les nouveaux arrivants en processus de francisation par l’arrondissement Saint-Laurent),
• L’atelier (projet alliant danse et arts plastiques à l’école de la compagnie de danse jeune public Bouge de là),
• Les P’tits Loups (camp de jour proposant une initiation à la création en cinéma et en multimédia, offert à des jeunes en difficulté par le Festival du nouveau cinéma, conjointement avec la Fondation du Dr Julien),
• Les « déjà-prêts / ready-mades » (projet de découverte des arts visuels pour le jeune public et les nouveaux arrivants par la Maison de la culture de Côte-des-Neiges).
Les projets analysés s’adressaient le plus souvent à des populations éloignées de l’offre culturelle, ou à des populations en quête de reconnaissance.

Une philosophie d’action
La médiation culturelle a été adoptée comme axe principal d’intervention par la Ville de Montréal dans le cadre de sa Politique de développement culturel en 2005. De son côté, le gouvernement du Québec a adopté en 1992 une politique culturelle définissant l’accessibilité culturelle comme étant un droit inaliénable pour tous.

La mise en place de programmes de soutien à la médiation culturelle en 2005 par ces deux partenaires a permis d’appuyer des centaines d’initiatives portées par le milieu culturel professionnel et les diffuseurs culturels municipaux. Ces programmes s’inscrivent dans le droit fil des politiques culturelles de la Ville de Montréal et du ministère de la Culture et des Communications.

L’étude réalisée par la Ville de Montréal (Division de l’action culturelle et des partenariats) et l’UQAM est soutenue dans le cadre de l’Entente sur le développement culturel de Montréal intervenue entre le ministère de la Culture et des Communications et la Ville de Montréal.

Pour en savoir plus sur l’étude « Les effets de la médiation culturelle : participation, expression, changement », consultez le nouveau micro-site qui lui est consacré, accessible à montreal.mediationculturelle.org