Quelles pistes de solutions face à l’extrémisme religieux?

La 3e Conférence mondiale sur les religions du monde après le 11 septembre, qui s’est déroulée le 15 septembre dernier au Palais des congrès de Montréal, avait pour thème De la religion à l’inter-religion et s’est penchée sur le problème de l’extrémisme ainsi que sur les mesures à prendre pour y faire face. L’objectif de la conférence était de renforcer le rôle positif des religions dans le monde contemporain, à la suite des attentats terroristes survenus à Paris, Ankara et Bruxelles et ailleurs dans le monde.

C’est lors de cette conférence qu’a été lancée la toute première Déclaration universelle des droits de la personne par les religions du monde. « L’extrémisme religieux creuse une division entre les mondes séculiers et religieux ainsi qu’entre les diverses religions elles-mêmes. Discuter des droits de la personne et de la foi peut être un antidote efficace contre la croissance de l’extrémisme religieux », a expliqué Prof. Arvind Sharma, président de la conférence et professeur de religions comparées Birks à la Faculté des études religieuses de l’Université McGill.

conferenciersPlusieurs conférenciers de renommée internationale étaient à Montréal pour l’occasion :

Karen Armstrong, spécialiste de l’histoire des religions et auteure du bestseller A History of God et récemment, de Fields of Blood: Religion and the History of Violence.

Gregory Baum, professeur émérite de la Faculté d’études religieuses de l’Université McGill, il a agi comme théologien au Secrétariat œcuménique du deuxième Concile du Vatican. Il a dédié sa carrière au dialogue interreligieux.

Deepak Chopra, médecin endocrinologue, Dr Chopra est l’auteur de plus de 80 livres traduits dans 43 langues, dont le plus récent est Super Genes. En 2016, en collaboration avec Oprah Winfrey, il a lancé le défi « 21 jours de méditation ».

Harvey Cox, professeur de religion émérite de l’Université Harvard, il est l’auteur du bestseller international The Secular City. À la conférence, il dédicacera des exemplaires de son nouveau livre, The Market as God.

Phil Fontaine, chef national de l’Assemblée des Premières Nations de 1997 à 2009, il est aujourd’hui le président de Ishkonigan.

Susannah Heschel, professeur d’études juives au Dartmouth College, elle s’intéresse aux relations entre Juifs et Chrétiens, ainsi qu’entre Juifs et Musulmans. Elle est la fille d’Abraham Joshua Heschel, considéré comme l’un des penseurs juifs les plus importants du 20e siècle.

Amir Hussain, professeur de théologie à la Loyola Marymount University et spécialiste des sociétés musulmanes contemporaines, il est l’auteur de Muslims and the Making of America, un livre qui paraîtra en octobre 2016.

Sri Sri Ravi Shankar, leader spirituel indien et ambassadeur de paix, il a créé la Fondation de l’Art de vivre, aujourd’hui une des ONG les plus importantes au monde dont les activités s’étendent dans plus de 150 pays.

Manjit Singh, aumônier sikh à l’Université McGill, il est spécialisé dans l’histoire médiévale de l’Inde, période au cours de laquelle le sikhisme est né.

Charles Taylor, philosophe et professeur émérite de l’Université McGill, il est l’auteur de L’Âge séculier et Les Sources du moi et a coprésidé la Commission Bouchard-Taylor au Québec.

Un concert, composé de danses sacrées et de musiques provenant de différentes traditions à travers le monde, a également eu lieu afin de célébrer le dévoilement de la Déclaration.

À propos de la Conférence mondiale sur les religions du monde
La toute première Conférence mondiale sur les religions du monde après le 11 septembre a eu lieu en septembre 2006 et avait pour thème «La religion peut-elle être une force du bien?». La conférence a réuni des délégués provenant de 84 pays. Elle comptait parmi ses conférenciers Karen Armstrong, Shirin Ebadi, Huston Smith et Seyyed Hossein Nasr. Le succès de la conférence encouragea les organisateurs à tenir une deuxième édition, inaugurée par Sa Sainteté le Dalaï Lama. Avec pour thème «La paix par la religion», la conférence a notamment accueilli Tariq Ramadan, Robert Thurman, Deepak Chopra et Steven Katz.

Articles et chroniques au sujet de cet événement, notamment dans La Presse, Le Devoir, le journal Métro et sur Cogeco 98,5 FM

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Exergue était responsable du volet Relations avec les médias de cet événement.

 

 

Apprendre la médiation pour prévenir l’intimidation à l’école

Montréal, le mardi 5 avril 2016 – À l’aube de son 40e anniversaire, l’Institut Pacifique a lancé une importante campagne avec comme porte-parole le comédien Pier-Luc Funk. L’objectif : recueillir 3,8 M $ d’ici 2020 afin de bâtir un avenir plus pacifique pour les jeunes et pour la société québécoise.

Contrer l’intimidation
« La lutte à l’intimidation est une cause qui me tient vraiment à cœur. Grâce à l’Institut Pacifique, près de 100 000 jeunes apprennent chaque année à régler leurs conflits de manière non violente et à prévenir l’intimidation. C’est un travail que je considère important et je trouve génial que les programmes soient enseignés non seulement dans les écoles et les garderies, mais aussi dans les cours d’école et dans les parcs ! », a expliqué Pier-Luc Funk.

 À l’avant-garde de la médiation
« Depuis 39 ans, l’Institut Pacifique effectue un travail de longue haleine, en initiant les jeunes à des manières pacifiques de régler leurs conflits. Le droit québécois évolue aussi en ce sens : depuis janvier, les parties doivent considérer les modes de prévention et de règlement des conflits avant de s’adresser aux tribunaux. Tous en conviennent : ces façons de faire sont bénéfiques pour toute la société », a souligné la directrice générale de l’Institut Pacifique, Shirlane Day. L’Institut Pacifique est également le seul organisme québécois à former annuellement près de 2 500 jeunes comme médiateurs dans leur milieu.

Près de 2 Québécois sur 3 reconnaissent que les conflits sont la principale source de stress dans leur vie personnelle et professionnelle.[1]
Lancement de la campagne de l'Institut Pacifique
De gauche à droite: M. Rémi Marcoux, fondateur et administrateur, TC, Transcontinental, Mme Carmelle Marcoux, famille Marcoux, M. Serge Riendeau, président, Agropur, Sara Men Ben Khelil, jeune médiatrice formée par l’Institut Pacifique, Mme Shirlane Day, directrice générale, Institut Pacifique, M. Jacques Deforges, directeur général, Chambre des notaires du Québec, Mme Marie-Claude Boisvert, chef de l’exploitation, Desjardins Entreprises, Capital régional et coopératif, Mouvement Desjardins, M. François-Pierre Le Scouarnec, président du C.A. de l’Institut Pacifique et président de PodiumTech (crédit photo: Guzzo Desforges)

Des besoins en évolution
« J’ai accepté avec enthousiasme de m’impliquer dans cette campagne parce que même si l’Institut Pacifique est bien établi, les besoins des jeunes sont grandissants. De nouveaux programmes doivent être développés pour rester en phase avec leur réalité. L’Institut Pacifique veut aussi proposer ses services dans toutes les régions du Québec, sans compter l’urgence pour l’organisme de rénover et d’agrandir sa bâtisse, qui accueille quotidiennement plus de 50 enfants, 30 employés et 30 stagiaires », a ajouté Serge Riendeau, président d’Agropur et coprésident de la campagne 2016-2020 de l’Institut Pacifique.

92 % des Québécois croient que la résolution de conflits permet d’éviter l’intimidation en empêchant une situation de dégénérer.[1]

Vers un monde plus harmonieux
« L’Institut Pacifique est l’auteur de programmes reconnus internationalement comme Vers le pacifique et Différents, mais pas indifférents. Il a même été prouvé que l’action de l’Institut Pacifique développe l’autonomie, le sens des responsabilités, ainsi qu’une meilleure estime de soi chez les jeunes. Je suis très fière de coprésider cette campagne et j’espère que plusieurs autres membres de la communauté d’affaires se joindront à nous pour bâtir un monde plus harmonieux », a conclu Marie-Claude Boisvert, chef de l’exploitation, Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif, Mouvement Desjardins et coprésidente de la campagne majeure.

Reconnus par l’UNESCO, les programmes en résolution de conflits de l’Institut Pacifique sont implantés annuellement dans près de 500 écoles, majoritairement au Québec, mais également ailleurs au Canada, ainsi qu’en Belgique, en France, en Guadeloupe, aux États-Unis et en Suisse. L’Institut Pacifique a obtenu de nombreuses distinctions, dont la Médaille de la paix décernée par les YMCA du Québec (en 2002 et 2015) et le prix Agnes-C.-Higgins remis par Centraide du Grand Montréal pour l’innovation de ses programmes (2002). L’organisme a également été nommé « partenaire émérite de la lutte contre l’intimidation » par le gouvernement du Québec.

À propos de l’Institut Pacifique
L’Institut Pacifique est un organisme à but non lucratif qui développe, depuis 1976, des programmes et des services pour promouvoir des compétences en matière de résolution de conflits et de médiation auprès des jeunes du préscolaire, du primaire et du secondaire. Réputé pour la qualité et le sérieux de ses activités, il offre chaque année une formation sur la résolution pacifique des conflits à plus de 100 000 jeunes.

[1] Selon un sondage CROP qui s’est déroulé en ligne du 12 au 17 août 2015, réalisé pour le compte de l’Institut Pacifique.

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 Source :
Institut Pacifique

Pour de plus amples renseignements :
Diane Jeannotte / Diep Truong
514 772-8019 / 514 524-7348
dianej@djcom.ca / diep@exergue.ca