Artiste et entrepreneur sont des mots qui vont très bien ensemble

Née dans une famille d’entrepreneurs, Rhodnie Désir n’a jamais eu froid aux yeux. À la tête de l’entreprise Dêzam qu’elle a fondée il y a trois ans, la danseuse et chorégraphe d’origine haïtienne a su multiplier les projets audacieux, dont le spectacle multidisciplinaire Vi [REC], qui sera présenté du 9 au 12 février dans le cadre de l’événement Ascen/danses et du Mois de l’histoire des Noirs.

Oser avec art et manière

Dans un contexte où seulement 47 % des Québécois jugent avoir les compétences nécessaires pour créer une entreprise, Rhodnie Désir s’est rapidement démarquée par son talent et sa fougue pour les affaires et les arts. Sa compagnie propose non seulement des ateliers d’animation artistique multidisciplinaire et de médiation culturelle, des spectacles mais également un service d’accompagnement de projet d’artistes-entrepreneurs, sous forme de «coaching», ainsi que des conférences sur l’art de parler en public.

Rhodnie Désir
Rhodnie Désir, artiste entrepreneure

Extrait de Vi [REC]

Une approche unique

En pleine expansion, Dêzam fait appel à pas moins de 14 artistes pigistes pour répondre à la demande d’organisations comme la Ville de Montréal. La devise de Dêzam et de sa fondatrice : « Parce qu’on a un monde à créer »… Selon Rhodnie Désir, la vie est un terrain d’apprentissage où rien ne doit être pris pour acquis. Voilà pourquoi elle s’entoure constamment de mentors, tant au niveau entrepreneurial qu’artistique.

D’ailleurs, en 2010 elle fait partie des six lauréats du Soutien à l’Accompagnement et au Mentorat du MAI pour sa pièce Vi [REC], lui permettant d’avoir pour guides l’artiste philosophe, chorégraphe et pionnière en danse africaine au Canada : Zab Maboungou (Compagnie Danse NYATA NYATA), de même qu’Arianna Bardesono, dramaturge et metteure en scène (Odelah Créations).

De grandes ambitions pour les artistes

Femme d’action, Rhodnie Désir veut également changer la façon dont on perçoit les artistes. Comme coach, elle donne des conseils sur la manière d’être un artiste structuré, communiquer son idée artistique de manière claire et concise, faire des demandes de partenariats… Elle souhaite que les créateurs cultivent leur fibre entrepreneuriale pour diversifier leurs sources de financement. Elle cite en exemple la mise sur pied de son spectacle VÍ, qu’elle a non seulement conçu, mais aussi autoproduit en 2009.

Une vision à partager

Celle qui a côtoyé des maîtres de la danse comme Oumar N’Diaye, Odette Lalonde et Brydon Page et qui a partagé la scène avec Angélique Kidjo et Marco Calliari, voit grand et loin. « Quand l’être humain est au centre d’une vision, la réussite s’installe », affirme-t-elle.

Au MAI, cet hiver, cette femme-dynamo accompagnée d’un chanteur, d’un jongleur et d’un percussionniste, propose une réflexion sur le souffle. De plus, des projections visuelles signées Ian Cameron viendront habiter cet univers et se fondront au décor, sorte de seconde enveloppe corporelle. À voir et à vivre, pour se laisser inspirer et retrouver son second souffle…

Vi [REC]
Rhodnie Désir
9 au 12 février 2012
au MAI
3680, rue Jeanne-Mance, Montréal

[Dézâm – Mandat de rédaction – Client: PGPR, relations publiques]