Samsung choisit Montréal pour son nouveau laboratoire en intelligence artificielle

Montréal, le 5 juin 2019 – La multinationale Samsung s’installe officiellement aujourd’hui dans son nouveau laboratoire en intelligence artificielle, un espace de 2000 pieds carrés situé au cœur de Mila, le réputé centre de recherche en intelligence artificielle montréalais établi dans le Mile-Ex.

Dirigé par Simon Lacoste-Julien, professeur à l’Université de Montréal et membre de Mila, le SAIT AI (Samsung Advanced Institute of Technology Artificial Intelligence) Lab Montréal fera de la recherche fondamentale sur des questions liées à la reconnaissance vocale, la traduction automatique et la compréhension du langage naturel (capacité de la machine à saisir le sens d’un texte).

Vidéo SAIT AI Lab Montréal - inaugurationL’expertise montréalaise
Attiré par l’expertise de pointe et la qualité des recherches en intelligence artificielle à Montréal, Samsung collabore étroitement avec des chercheurs de la métropole depuis 2014. « Cette collaboration a été particulièrement fructueuse et nous a permis de développer une expertise en reconnaissance vocale et traduction automatique. Avec la mise sur pied d’une équipe locale à Montréal, Samsung veut pousser encore davantage ses recherches en matière d’apprentissage profond », explique Eunsoo Shim, vice-président principal, directeur du centre de recherche en logiciel et en intelligence artificielle chez Samsung Electronics.

Photo - inauguration SAIT AI Lab MontréalD’ici cinq ans, l’entreprise coréenne compte embaucher une vingtaine de chercheurs à Montréal. Le SAIT AI Lab Montréal est déjà en recrutement de chercheurs de calibre international intéressés à faire avancer la compréhension des principes fondamentaux derrière l’apprentissage automatique, en étroite collaboration avec l’écosystème de Mila.

De la « science ouverte » dans un écosystème unique

Simon Lacoste-Julien
Simon Lacoste-Julien, professeur à l’Université de Montréal, dirige le SAIT AI Lab Montréal.

« Ce nouveau laboratoire repose sur un modèle tout à fait unique au monde, ajoute le professeur Lacoste-Julien. Il s’agit d’un laboratoire d’entreprise, imbriqué dans l’écosystème académique de Mila. Toute la recherche effectuée ici se fait en mode ‘science ouverte’ avec l’objectif d’en faire bénéficier la société. »

Fondé par le professeur Yoshua Bengio, Mila est le fruit d’une collaboration entre l’Université de Montréal et l’Université McGill, en lien étroit avec Polytechnique Montréal et HEC Montréal. « Nous sommes heureux d’accueillir une entreprise de l’envergure de Samsung à l’intérieur de nos murs, où cohabitent actuellement près de 350 chercheurs internationaux en intelligence artificielle, souligne Valérie Pisano, présidente et chef de la direction de Mila. C’est à Montréal que l’on trouve la plus importante communauté universitaire en apprentissage profond au monde et la volonté de Samsung d’accroître sa présence ici renforcera notre capacité à attirer les meilleurs cerveaux. »

L’installation de ce laboratoire à Mila s’inscrit dans la stratégie de Samsung de s’implanter dans les endroits qui comptent une grande concentration de chercheurs en intelligence artificielle. Grâce à son important bassin, Montréal a la chance d’avoir deux laboratoires importants, le Samsung AI Center Montreal (dirigé par Gregory Dudek et qui se consacre principalement à la robotique et aux objets connectés) et le SAIT AI Lab Montréal (dirigé par Simon Lacoste-Julien).

À propos de Samsung Advanced Institute of Technology
Le Samsung Advanced Institute of Technology (SAIT) est le centre de recherche et développement de Samsung. Incubateur de technologies de pointe, sa philosophie de « recherche illimitée » contribue à des percées scientifiques inédites. Le SAIT AI Lab Montréal joue un rôle clé au sein du groupe par ses recherches en intelligence artificielle et en apprentissage profond.

À propos de Mila
Fondé en 1993, Mila rassemble des chercheurs spécialisés dans le domaine de l’apprentissage profond et par renforcement. Reconnu mondialement pour ses importantes contributions au domaine de l’apprentissage profond, Mila s’est particulièrement distingué dans les domaines de la modélisation du langage, de la traduction automatique, de la reconnaissance d’objets et des modèles génératifs.

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Source : SAIT AI Lab Montréal

Pour une visite du laboratoire ou une entrevue avec Simon Lacoste-Julien, veuillez communiquer avec:

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Les leaders de l’électrification des transports, réunis à Québec en mai 2019

Montréal, le 21 mars 2019 — Les plus grands experts canadiens de l’électromobilité se donnent rendez-vous à la 10e édition de la Conférence et du Salon commercial (EV2019VÉ), qui aura lieu du 6 au 9 mai prochain à Québec. Soixante conférenciers et trente chefs de file de l’industrie feront état de leurs recherches et réflexions sur les dernières avancées en matière de véhicules électriques (VÉ) ainsi que sur les politiques et stratégies pour accélérer la transition.  Avec ses séances techniques, ses tables rondes, ses panels d’experts et ses séances de réseautage, EV2019VÉ proposera en tout plus d’une cinquantaine d’activités.

En 2018, les ventes de VÉ ont explosé. Il y a maintenant plus de 93 000 VÉ au pays, une hausse de 90 % par rapport à 2017. « La conférence EV2019VÉ, réunit les acteurs clés du domaine afin d’accélérer l’électrification de tous les modes de transport et ainsi, permettre au Canada d’atteindre ses cibles de réduction de GES », explique M. Al Cormier, fondateur de l’événement et président-directeur général de Mobilité électrique Canada.

Toujours très populaires, les essais routiers auront lieu le lundi 6 mai de 11 h à 17 h dans le stationnement du Manège militaire. Ils seront précédés à 10 h d’une conférence de presse à l’hôtel Le Concorde, suivie d’essais routiers pour les représentants des médias, lesquels pourront monter à bord d’un autobus électrique pour se rendre aux essais. Le grand public est convié à tester les derniers modèles de VÉ mais aussi des vélos et des trottinettes.  C’est l’occasion idéale pour s’entretenir avec des spécialistes qui sauront répondre à toutes les questions.

logo EVVÉ2019Trois grands panels d’experts
Les panels d’experts sur des enjeux chauds sont aussi très attendus. Les trois grands panels porteront sur « la mobilité en tant que service » (comment trouver la meilleure option pour tous ses déplacements), l’évolution des perceptions par rapport à l’électromobilité et la recharge de demain. Sur ces panels, on retrouvera notamment : Mohamed Mezghani (secrétaire général de l’Union internationale des transports publics, la plus importante association internationale de transport public urbain), Christian Savard (directeur général de Vivre en ville et spécialiste en mobilité durable), Éric Martel (président-directeur général d’Hydro-Québec) et Robert Barossa (directeur chez Electrify Canada et responsable de la mise sur pied d’un réseau de charge ultrarapide au Canada).

Des nouveautés
Pour célébrer le 10e anniversaire de l’événement, Mobilité électrique Canada décernera lors du EV2019VÉ les tout premiers prix Villes électromobiles visant à souligner la contribution exceptionnelle des municipalités canadiennes en matière de transport électrique.  D’autres nouveautés s’ajoutent à cette édition spéciale, dont une Zone Jeunes Entreprises, mettant en vedette des start-ups d’ici aux idées et aux projets novateurs.

EV2019VÉ est rendu possible entre autres grâce au soutien d’Hydro-Québec (hôte et grand partenaire), FLO et Plug’N Drive/Canadian Electric Association.

Pour en savoir plus : emc-mec.ca/ev2019ve

À propos de Mobilité électrique Canada : Fondée en 2006, MÉC est la seule association canadienne sans but lucratif dédiée à la promotion de l’électromobilité et regroupe 180 membres incluant des constructeurs de VÉ et de bornes, des fournisseurs d’électricité, des gestionnaires de parcs, des universités et des associations d’électromobilistes.

Des publicitaires lancent le Manifeste pour une nouvelle éthique en publicité numérique

Alors que les scandales se multiplient à l’échelle internationale et que l’industrie de la publicité numérique est accusée de manquer de transparence, des professionnels québécois ont lancé le 13 septembre dernier le Manifeste pour une nouvelle éthique en publicité numérique, soit un ensemble de 10 principes clés pour encourager des pratiques plus responsables face aux annonceurs.

En publicité numérique, les pratiques non transparentes sont malheureusement souvent la norme. Il règne sur ce marché un flou et les annonceurs naviguent dans une zone grise. La complexité de la chaîne de valeur numérique rend la transparence ardue. Il peut, en effet, y avoir une vingtaine d’intermédiaires entre l’annonceur et les consommateurs. L’argent investi est alors difficile à retracer.

Pratiques frauduleuses
Dans une étude commandée par The Association of National Advertisers, on apprenait que des agences publicitaires obtenaient des ristournes (pouvant aller de 1,67 à 20 % des achats médias), des bénéfices qui n’étaient pas transférés à leurs clients. D’autres ont également gonflé artificiellement des factures pour des services non fournis. Récemment, les médias rapportaient que certaines d’entres elles préféraient même verser plusieurs millions de dollars en règlements à l’amiable à leurs clients plutôt que de divulguer leurs ententes secrètes.

En publicité programmatique, en particulier, la situation est à surveiller de près. En effet, en raison de sa complexité, la publicité programmatique est pour le moment un domaine réservé aux initiés. Cependant, cette branche de la publicité numérique est en pleine croissance. Plus de 66 % des achats médias numériques sont désormais effectués de cette manière et la tendance ira en s’intensifiant.

Les initiateurs du Manifeste. De gauche à droite: William Lasserre, Jonathan Nicolas et Benoît Pierre Delorme. (Crédit photo: Martin Flamand)

L’industrie du média à la dérive
Jonathan Nicolas, fondateur de GLO, fait partie de ces professionnels de l’industrie qui croient en l’importance d’adopter rapidement des pratiques plus éthiques : « Les rapports et articles de presse se multiplient pour dénoncer l’absence de transparence, les conflits d’intérêts, les méthodes de rémunération controversées et autres pratiques d’affaires douteuses. Nous croyons qu’il est primordial pour les annonceurs canadiens et québécois d’aborder ces enjeux de front. Nous ne pouvons rester les bras croisés face à la situation. Il y a urgence d’agir pour rétablir la confiance », a-t-il déclaré lors de sa participation à Plateforme(s) – Le Sommet québécois des médias à titre de formateur. « De notre côté, nous choisissons de nous engager activement en adoptant des principes clairs et fermes, et nous encourageons tous les autres à en faire autant. »

En compagnie de William Lasserre et Benoît Pierre Delorme, il invite fortement ses confrères professionnels à adopter les 10 principes du Manifeste pour une nouvelle éthique en publicité numérique, abordant les enjeux liés à la rémunération, la propriété des données, le transfert des connaissances et les conflits d’intérêts. Dans cette même optique, l’équipe de GLO met à la disposition de tous une bibliothèque de documents gratuits sur son site Web, contenant des rapports, guides, outils légaux et contractuels, etc.

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Exergue s’est occupé des relations médias lors du lancement de ce Manifeste. Jonathan Nicolas a ainsi accordé des entrevues au Devoir et à La Presse. Consultez aussi l’article paru dans le Grenier aux nouvelles, la chronique de CIBL et l’entrevue du 91,3 FM.

Pour en savoir plus sur le sujet :