Prévenir les conflits interculturels dans les écoles

C’est en présence de la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, Mme Diane De Courcy, que l’Institut Pacifique a lancé le 15 novembre dernier un programme audacieux et unique visant à prévenir la discrimination et les conflits interculturels dans les écoles. Intitulé Ma culture dans le resPAIX, ce nouveau programme permettra aux jeunes Québécois de développer leurs habiletés sociales dans un contexte de diversité culturelle.

De nouvelles habiletés à développer
«L’école est l’un des milieux les plus touchés par la réalité interculturelle. Pour plusieurs enfants et intervenants scolaires, elle est aussi le lieu des premiers contacts avec les différences. Cette réalité interculturelle demande des adaptations constantes et pour intervenir de façon pacifique, il faut être formé à de nouvelles habiletés», a expliqué Mme Shirlane Day, directrice générale de l’Institut Pacifique.

Lancement de Ma culture dans le resPAIX avec M. François-Pierre Le Scouarnec (président de l'Institut Pacifique), Cédric, Imen et Shirlane Day (directrice générale de l'Institut Pacifique)

Vers une démarche de respect mutuel
Constitué de quatre ateliers, Ma culture dans le resPAIX amène les élèves à réfléchir sur leur identité, leurs valeurs et à prendre conscience de leurs préjugés afin d’entamer une réelle démarche de connaissance de l’autre et de respect mutuel. «Le programme fait aussi vivre aux jeunes une leçon de discrimination, en plus de mettre de l’avant les témoignages de neuf personnages d’origines diverses (Nour, Thomas, Idriss, Saadia, Patel, Aimée, Simon, Daphnée et Jonathan) qui partagent leurs vécus», a souligné Mme Isabelle Boissé, directrice développement des programmes et services à l’Institut Pacifique.

«Je suis très enthousiaste à l’idée que les élèves du Québec pourront, grâce à ce programme unique, mieux prendre conscience des enjeux liés à la vie dans une société pluraliste et apprendre à établir des relations interculturelles harmonieuses», a affirmé la ministre Diane De Courcy.

Ce projet a nécessité 18 mois de développement, incluant les phases de recherche, d’écriture et d’expérimentation dans 12 écoles rejoignant 761 élèves. Selon un élève de 5e année qui a suivi la démarche proposée, «c’est un programme qui nous fait penser que la vie est plus belle quand tout le monde est différent.»

«Ma culture dans le resPAIX est un outil complémentaire aux programmes Vers le pacifique et Différents, mais pas indifférents de l’Institut Pacifique qui amènent les jeunes à résoudre les conflits autrement que par la violence», a conclu M. François Pierre Le Scouarnec, Ph.D., président du conseil d’administration de l’Institut Pacifique.

Quelques chiffres

  • Selon l’Organisation internationale des migrations, le nombre de personnes vivant ailleurs que dans leur pays natal a plus que doublé dans le monde au cours des 35 dernières années.
  • Le Québec accueille en moyenne 45 000 immigrants, originaires d’une centaine de pays.
  • À Montréal, 27,5% des élèves fréquentant le secteur jeune de la Commission scolaire de Montréal sont nés à l’extérieur du Québec, proviennent de 169 pays et parlent 183 langues différentes.

    Pour en savoir plus
    Ma culture dans le resPAIX est un programme conçu pour les élèves de 5e et 6e année, où qu’ils soient au Québec. Les écoles qui souhaitent se procurer le Guide d’animation peuvent le faire en communiquant avec l’Institut Pacifique à l’adresse info@institutpacifique.com ou au 514 598-1522.

    À propos de l’Institut Pacifique
    L’Institut Pacifique est un organisme à but non lucratif qui existe depuis 1976. Il développe, met en œuvre et fait la promotion du savoir-faire en matière de résolution de conflits et de prévention des problèmes psychosociaux auprès des enfants, des jeunes et des adultes. Sa mission consiste à contrer la violence par la promotion de conduites pacifiques.

    Les programmes en résolution de conflits de l’Institut Pacifique sont implantés annuellement dans près de 500 écoles, majoritairement au Québec, mais aussi ailleurs au Canada, ainsi qu’en France, en Belgique, au Liban, en Bolivie, en Suisse et aux États-Unis. L’UNESCO a par ailleurs souligné la qualité du programme en l’intégrant dans son programme de haut patronage.

    Visionner le reportage du journaliste Louis-Philippe Ouimet à Radio-Canada

    Renseignements (pour les médias): Exergue Communications

  • Zab Maboungou et Boucar Diouf remportent le prix Charles-Biddle

    La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, Mme Diane De Courcy, et la présidente-directrice générale de Culture pour tous, Mme Louise Sicuro, ont dévoilé le nom des deux lauréats du Prix Charles-Biddle 2013 : Mme Zab Maboungou et M. Boucar Diouf. L’annonce a été faite le 3 septembre, à l’occasion du lancement des activités des Journées de la culture.

    Zab Maboungou est née à Paris et a grandi à Congo Brazzaville. Son amour profond pour l’art l’amène à fonder, en 1987 à Montréal, la compagnie de danse Nyata Nyata. Zab jouit d’une reconnaissance qui va au-delà des frontières du Québec, notamment pour sa technique en danse qui constitue un modèle du genre et pour son apport à la danse africaine contemporaine. À plusieurs reprises, elle a été choisie pour agir à titre de mentor auprès de jeunes danseurs et musiciens. Sa contribution à l’art de la danse est également reconnue en Afrique et aux États-Unis. Au Québec, Zab a été nommée lauréate 2011 du Mois de l’histoire des Noirs. Elle a aussi été récipiendaire, en 2014, du prestigieux Martin Luther King junior Achievement Award, décerné par le Black Theatre Workshop.

    Boucar Diouf est né et a grandi dans la province du Sine, au Sénégal. Il s’est établi à Rimouski en 1991 où il a fait son doctorat en océanographie. Une fois devenu professeur à l’Université du Québec à Rimouski, des étudiants charmés par son approche pédagogique, l’ont poussé à s’inscrire aux auditions de Juste pour rire. Depuis 2006, Boucar a conçu trois spectacles qu’il a présentés sur toutes les scènes du Québec et a animé les émissions Des kiwis et des hommes et Océania. Son travail en matière de promotion du rapprochement interculturel, notamment auprès des jeunes, lui a valu le Prix Jacques-Couture 2006 des Prix québécois de la citoyenneté. Il a également remporté le Mérite d’honneur du français en éducation au Québec lors de la Francofête 2011.

    Le Prix Charles-Biddle
    Le Prix Charles-Biddle, inspiré du nom du célèbre jazzman québécois, souligne l’apport exceptionnel d’une personne au développement culturel et artistique du Québec sur la scène nationale ou internationale.

    Source: Gouvernement du Québec