Les Médaillés de la paix du YMCA: faire de la paix une réalité dans notre société

Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur,
pour encourager la négociation là où il y a le conflit,
et donner l’espoir là où règne le désespoir.

– Nelson Mandela

Montréal, le 21 septembre 2015 – En cette Journée internationale de la paix, les YMCA du Québec ont décerné une Médaille de la paix à sept lauréats qui font de la société québécoise un lieu où la compréhension, le respect et la collaboration sont plus valorisés et prennent plus de place dans nos vies. Que ce soit à l’échelle individuelle ou communautaire, les Médaillés de la paix 2015 interviennent pour accroître les connaissances et les compétences qui nous sont nécessaires pour vivre plus harmonieusement, pour soutenir la motivation scolaire, pour mieux communiquer et résoudre pacifiquement des conflits, pour promouvoir la diversité et prévenir l’intimidation et la discrimination.

«Depuis maintenant 160 ans, les YMCA contribuent à bâtir des communautés fortes et engagées. Chaque jour, nous constatons que des citoyens posent des gestes qui jalonnent la route vers un monde plus serein, plus épanoui et plus inclusif. Les Médailles de la paix célèbrent l’apport indispensable de ces personnes et de ces organisations qui s’investissent à long terme dans leur communauté et transforment ainsi notre société», a souligné le président-directeur général des YMCA du Québec, Stéphane Vaillancourt, lors d’un souper-gala au Marché Bonsecours. Présenté par Manuvie et animé par Maxime Charbonneau, cet événement a bénéficié de la participation toute spéciale des artistes France D’Amour, Marc Hervieux, Stéphanie Bédard, ainsi que d’un orchestre dirigé par Francis Gaulin.

Lauréat honoraire : Se rappeler la libération du camp de concentration d’Auschwitz, il y a 70 ans
Depuis 1976, le Centre commémoratif de l’Holocauste de Montréal a pour but de sensibiliser et d’informer au sujet de l’Holocauste et ses conséquences. L’organisme se fait un devoir de non seulement se souvenir, mais aussi de faire appel au public de façon à ce que ces atrocités ne se répètent plus jamais. Parmi les 170 bénévoles se trouvent de nombreux survivants que le YMCA a honorés de façon particulière. « C’est un vrai privilège que de rendre hommage à des gens qui ont non seulement survécu aux horreurs de l’Holocauste, mais aussi qui se sont ensuite consacrés à prévenir une répétition de telles atrocités en disséminant un message de bonté, de respect mutuel et de compassion », a expliqué Brian Bronfman, président du Réseau des donateurs pour la paix et président du comité de sélection des Médailles de la paix.

Bénévole pour la paix : Effacer la haine
Entrepreneur spécialisé dans le nettoyage sous pression, Corey Fleischer s’est donné pour mission d’effacer les symboles, les graffitis ou les inscriptions haineuses à Montréal. Il souhaite montrer aux auteurs de ces inscriptions que la discrimination et l’intolérance n’ont pas d’utilité dans notre société et qu’inciter à la violence et à la haine n’est ni banal ni acceptable. Depuis 2007, il a retiré une centaine de graffitis. Il cherche à constituer des équipes de bénévoles pour l’aider dans cette action de solidarité à Montréal et au-delà ainsi qu’à inspirer d’autres citoyens à travers le monde.

Jeunes pacificateurs : Les médiateurs de l’Institut Pacifique, âgés de 6 à 12 ans!
Cédric Csukassy, Anne-Audrey Dieudonné, Léane et Yasmine Ducheisne-Grenier, Imen Ghrairi, Iverson et Miranda Medrano, Kenny Salomon et Isaac Varin, sont neuf médiateurs d’âge scolaire qui œuvrent au sein de l’Institut Pacifique. Ils aident quotidiennement d’autres jeunes de Montréal-Nord à adopter des comportements pacifiques pour prévenir et résoudre des conflits. Cette année, ils ont également participé au tournage d’une série de vidéos de l’Institut Pacifique qui serviront, dans les écoles, de matériel pédagogique pour transmettre les préceptes de base de la résolution de conflit.

Natalie St-Pierre, cofondatrice de l'Association de médiation fiscale
Natalie St-Pierre, cofondatrice de l’Association de médiation fiscale

Initiative corporative pour la paix (nouvelle catégorie!) : Jouer les intermédiaires entre le fisc et les contribuables
L’Association de médiation fiscale forme des médiateurs fiscaux accrédités afin de favoriser la communication entre le fisc et les contribuables. Cette méthode alternative permet de prévenir des conflits judiciaires longs et coûteux, pour les entreprises comme pour le gouvernement. L’Association contribue à améliorer la perception du système fiscal par le public et aide à instaurer des habitudes de collaboration dans un environnement où la méconnaissance, l’incompréhension et le manque de communication peuvent avoir des conséquences significatives sur les individus et leur famille, qu’elles soient financières ou émotionnelles.

Lauréat dans la catégorie Initiative locale : Au secours des élèves en détresse
The Family and School Support and Treatment Team est un programme qui aide les enfants de la Commission scolaire Lester-B.-Pearson aux prises avec des difficultés socioaffectives et de comportement. Grâce à des pratiques inclusives, l’équipe d’intervenants crée un environnement d’apprentissage enrichissant et positif, tout en prévenant les conflits et l’intimidation. Depuis 1995, plus de 700 consultations ont permis de soutenir des élèves en détresse.

Lauréat dans la catégorie Initiative internationale : Dénouer les conflits
L’organisation Million Peacemakers promeut la résolution de conflits auprès des familles, des communautés et des organisations. Elle a rejoint près de 100 000 individus provenant de plus de 130 pays différents grâce à ses ateliers. Créée par Amir Kfir, The Nonflict Way vise à permettre à chacun d’identifier les préalables d’un conflit afin de transformer une relation potentiellement destructrice en échange constructif, enrichissant et respectueux.

Coup de cœur : Un devoir de mémoire à l’égard des élèves des pensionnats autochtones
La Commission de vérité et réconciliation du Canada a été fondée en 2008 par des survivants du système des pensionnats autochtones. Ses objectifs sont de sensibiliser et d’éduquer les Canadiens quant à l’histoire du système des pensionnats et leurs impacts afin d’appuyer les processus de guérison et de réconciliation. Par le partage d’histoires à travers des exposés, des conférences et des ateliers, elle encourage la communication autour de ce sujet concernant tant les Autochtones que les non-Autochtones.

Le Réseau des donateurs pour la paix a remis à chacun des Médaillés un montant de 1 000 $ que les lauréats pourront verser à l’organisme de leur choix. Les sommes recueillies lors de la soirée seront quant à elles investies dans des programmes du YMCA qui favorisent le développement des jeunes et sont liés à la paix, dont YMCA Alternative Suspension et les Zones jeunesse.

Apprendre dès le primaire à résoudre ses conflits

L’Institut Pacifique a dévoilé le 4 mai 2015 le contenu de la nouvelle édition du programme Vers le pacifique qui vise à guider les jeunes dans la résolution de leurs conflits. Ce programme bonifié tient compte des réalités actuelles des élèves, dont la communication dans le cyberespace, et permet aux écoles de mieux prévenir la violence.

Le développement des habiletés sociales, dès le primaire
Quels comportements adopter en situation de conflit ? Comment s’affirmer de manière pacifique ? Comment les pairs nous influencent-ils ? Voilà quelques-uns des nouveaux thèmes abordés dans ce programme élaboré par une dizaine de professionnels en psychoéducation, criminologie, communication, pédagogie et en médiation de l’Institut Pacifique.

Un milieu de vie sain pour favoriser les apprentissages
« L’apprentissage des habiletés sociales est aussi important que toute autre notion académique, d’autant plus que des difficultés au niveau social peuvent avoir un impact sur la réussite académique et le décrochage scolaire, a souligné Mme  Shirlane Day, directrice générale de l’Institut Pacifique lors du lancement du nouveau programme à l’École St-Rémi, à Montréal-Nord. Depuis sa création en 1976, l’Institut Pacifique a formé plus d’un million de jeunes à la médiation et la résolution de conflits. Notre objectif est d’outiller le plus grand nombre de jeunes possible pour favoriser leur épanouissement et bâtir une société exempte de violence. »

« À l’École St-Rémi, les interventions du personnel en réaction à des comportements négatifs ont beaucoup diminué depuis l’implantation du programme Vers le pacifique. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous accueillons la nouvelle mouture du programme qui sera encore plus pertinent et adapté à la réalité de nos jeunes », a soutenu Mme  Karina Mongrain, directrice de l’École St-Rémi.

La préadolescence, un bon âge pour renforcer les comportements prosociaux
Constitué d’ateliers animés par l’enseignant, Vers le pacifique propose un processus de résolution de conflits qui se décline en quatre étapes : 1. Se calmer; 2. Se parler des faits et de nos sentiments; 3. Chercher des solutions possibles; 4. Trouver et appliquer la solution choisie.

« La préadolescence est un bon moment pour faire ces apprentissages, car les jeunes de 10-12 ans sont capables d’interpréter et d’analyser des conflits, de s’autoévaluer et de concevoir des solutions », a expliqué Mme  Isabelle Boissé, directrice du développement des programmes et services de l’Institut Pacifique. La refonte du programme a nécessité trois ans de travail, incluant les phases de recherche, d’écriture et d’expérimentation dans 52 classes au Québec (Montréal, Saguenay et Beauce), ainsi qu’en Alberta (Edmonton et Calgary). En tout, 1 023 élèves et plus de 50 professionnels ont participé au processus !

Une démarche rigoureuse et efficace, reconnue par l’UNESCO
« La Loi visant à prévenir et à combattre l’intimidation et la violence à l’école exige que les institutions scolaires offrent un milieu d’apprentissage sain et sécuritaire afin que tout élève puisse y développer son plein potentiel, à l’abri de l’intimidation ou de la violence. Pour y parvenir, plusieurs écoles adoptent le programme Vers le pacifique qui génère d’importantes retombées à long terme, dont la diminution du nombre de conflits dans une école », a rappelé M. François Pierre Le Scouarnec, Ph.D., président du conseil d’administration de l’Institut Pacifique. Vers le pacifique comprend également un second volet, La médiation par les pairs au primaire, où des élèves agissent comme médiateurs auprès de leurs camarades de classe.

Créé en 1994, Vers le pacifique a fait l’objet de deux recherches longitudinales de l’Université de Montréal (de 1994 à 1997 et de 2001 à 2005). Ces études ont rapporté une augmentation significative des compétences sociales, des habiletés à résoudre les conflits, les comportements positifs, ainsi que les habiletés d’autocontrôle et de communication chez les jeunes. L’UNESCO a par ailleurs souligné la qualité de Vers le pacifique en l’intégrant dans son programme de haut patronage.

Les écoles peuvent se procurer le matériel pédagogique du programme Vers le pacifique : La résolution de conflits au primaire – 3e cycle sur le nouveau site transactionnel de l’Institut Pacifique au www.institutpacifique.com. L’ensemble complet d’animation inclut du matériel numérique, des vidéos, des enregistrements audio et du matériel reproductible téléchargeable. L’Institut Pacifique offre aussi, sur demande, des présentations de son programme et de la formation au personnel des écoles.

L’Institut Pacifique remercie le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Chambre des notaires du Québec et la Caisse Desjardins de Sault-au-Récollet-Montréal-Nord pour leur contribution financière à la réalisation de ce programme. L’organisme tient aussi à souligner l’apport financier de la Table de concertation jeunesse de Verdun et le Regroupement écoles et milieux en santé de Montréal-Nord, qui ont rendu possible l’expérimentation des ateliers de ce programme.

À propos de l’Institut Pacifique
L’Institut Pacifique est un organisme à but non lucratif qui existe depuis 1976. Il développe, met en œuvre et fait la promotion du savoir-faire en matière de résolution de conflits et de prévention des problèmes psychosociaux auprès des enfants, des jeunes et des adultes. Sa mission consiste à contrer la violence par la promotion de conduites pacifiques.

Les programmes en résolution de conflits de l’Institut Pacifique sont implantés annuellement dans près de 500 écoles, majoritairement au Québec, mais aussi ailleurs au Canada, ainsi qu’en Belgique, en Bolivie, en France, en Guadeloupe, au Liban et au Pérou. L’Institut Pacifique a obtenu de nombreuses distinctions, dont la Médaille de la paix décernée par les YMCA du Québec et le prix Agnes-C.-Higgins remis par Centraide du Grand Montréal pour l’innovation de ses programmes.

Source :
Institut Pacifique

Pour de plus amples renseignements :
Diane Jeannotte / Diep Truong
514 772-8019 / 514 524-7348

À lire:
Faire la promotion du savoir-vivre à l’école (publié dans le journal Le Soleil)
Article paru dans École branchée

 

Chaque consentement compte… dites oui au don d’organes et de tissus, dites oui à la vie!

Semaine nationale du don d’organes et de tissus du 20 au 27 avril 2014

Montréal, le 18 avril 2014 – Au Québec, 90% de la population se dit favorable au don d’organes. Pourtant, bien que l’on observe des progrès, c’est encore seulement un Québécois sur deux qui a fait connaître son consentement. À l’occasion de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus qui débute le 20 avril, Transplant Québec invite les Québécois à faire connaître leur volonté et rappelle que le don d’organes est un geste de solidarité qui sauve et transforme des vies.

« Pour les quelque 1100 personnes en attente d’une transplantation, le don d’organes est synonyme de vie et d’espoir, et nous pouvons tous garder cet espoir vivant », affirme Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec.

« C’est parce que des gens ont eu la générosité de faire connaître leur consentement au don d’organes, qu’aujourd’hui, j’ai retrouvé la santé », souligne Maude Schneider, greffée du rein que l’on retrouve dans la campagne Web réalisée grâce au partenariat entre le ministère de la Santé et des Services sociaux, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), Héma-Québec et Transplant Québec.

En 2013, 503 personnes ont bénéficié d’une transplantation, grâce à la générosité de 165 donneurs. « Pendant la Semaine nationale du don d’organes et de tissus, pourquoi ne pas prendre le temps de parler du don d’organes et de tissus et de faire connaître sa décision à ses proches? », suggère Mme Schneider, qui est retournée à une vie professionnelle et personnelle active après sa greffe, récoltant même deux médailles d’or en planche à neige aux Jeux mondiaux des greffés.

Le saviez-vous?
À peine 1% des décès qui surviennent à l’hôpital réunissent les critères permettant le don d’organes, ce qui pourrait représenter un peu plus de 300 donneurs potentiels par an si toutes les conditions étaient réunies toutes les fois . « Pour que plus de personnes soient greffées, il faut que le don d’organes puisse se réaliser chaque fois que c’est possible, d’où l’importance de faire connaître son consentement de son vivant et de ne pas s’exclure, même si on est âgé ou pour toute autre raison », explique M. Beaulieu.

Soulignons qu’un seul donneur peut sauver jusqu’à 8 vies et redonner la santé à 15 personnes. De plus, il n’y a pas d’âge pour donner : en effet, le donneur de foie le plus âgé avait… 88 ans!

« Signez don! » www.signezdon.gouv.qc.ca
Comment signifier son consentement au Québec? Il y a non pas une, deux, mais bien trois façons de le faire :
– en signant le formulaire Consentement au don d’organes et de tissus de la Régie de l’assurance maladie du Québec. On peut commander le formulaire en composant le 1 800 561-9749
– ou en signant l’autocollant de consentement et l’apposer au dos de sa carte d’assurance maladie
– ou en faisant inscrire son consentement (ou son refus) au Registre des consentements au don d’organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec

Du 20 au 27 avril, l’effort de sensibilisation se déploiera partout au Québec. En effet, plus de 70 villes et municipalités hisseront le drapeau du ruban vert, symbole du don d’organes, et diffuseront de l’information sur le sujet (liste des villes et municipalités participantes en annexe du communiqué). Transplant Québec tient d’ailleurs à remercier les élus, professionnels de la santé et enseignants qui contribuent à ce grand mouvement collectif.
Rappelons également que la trousse éducative interactive Chaîne de vie a récemment été lancée et qu’elle est actuellement déployée dans une trentaine d’écoles à travers le Québec. Elle vise les élèves de la quatrième secondaire en fournissant aux enseignants d’anglais, langue seconde, du matériel pédagogique sur le don d’organes et de tissus, tout en soulignant l’importance des saines habitudes de vie.

Des informations complémentaires sont disponibles à : www.transplantquebec.ca

À propos de Transplant Québec
Avec pour finalité de sauver des vies ou d’améliorer l’état de santé des personnes qui ont besoin d’une transplantation, Transplant Québec, sur mandat du ministre de la Santé et des Services sociaux, coordonne le processus de don d’organes, assure l’équité d’attribution des organes, soutient l’amélioration des pratiques cliniques par la concertation et la mobilisation des partenaires, et fait la promotion du don d’organes dans la société. Ainsi, Transplant Québec contribue activement à ce que le plus grand nombre possible de Québécois et de Québécoises en attente d’un organe puissent bénéficier d’une transplantation.