Péril en la cabane : les cabanes à sucre en appellent à la solidarité des Québécois

Frappées de plein fouet par la pandémie, les cabanes à sucre font appel aux Québécois pour préserver la tradition du temps des sucres. Depuis un an, une quarantaine d’entre elles ont dû cesser leurs activités agrotouristiques. Celles qui restent refusent cependant de baisser les bras et lancent une initiative mobilisatrice : macabanealamaison.com.

Un patrimoine en péril
Depuis le 22 février 2021, près de 70 cabanes s’invitent chez les Québécois, en leur offrant l’expérience des sucres dans le confort de leur foyer.
« L’objectif est de sauver la tradition des sucres pour que nous puissions nous rassembler à nouveau dans ces lieux festifs, l’an prochain. Nos cabanes à sucre sont au bord de la faillite et si nous ne faisons rien, 75 % d’entre elles risquent de disparaître à tout jamais », explique Stéphanie Laurin, présidente de l’Association des salles de réception et érablières du Québec (ASEQC) et copropriétaire du Chalet des Érables.

Une saison des sucres réinventée
Pour permettre aux Québécois de manifester leur appui, le site de Ma cabane à la maison leur propose donc de commander des boîtes gourmandes. Chacune des cabanes participantes a élaboré un menu composé de produits locaux à 90 % et mettant en vedette des classiques comme le jambon à l’érable, les fèves au lard, les oreilles de crisse, les omelettes soufflées ou les grands-pères au sirop. Des options végétariennes, véganes, sans porc et sans gluten sont aussi offertes. De plus, fière d’appuyer l’achat local et soucieuse de limiter l’empreinte environnementale, Ma cabane à la maison utilise des contenants et des emballages entièrement recyclables, fabriqués au Québec.

Un cri du cœur entendu
Lorsque Stéphanie Laurin a lancé un cri du cœur dans les médias en juillet dernier, Sylvain Arsenault, président et associé de l’agence de communication marketing Prospek, s’est senti interpellé. De leur rencontre est née l’initiative Ma cabane à la maison. La suite est une histoire de passion et d’engagement! Les professionnels de l’agence ont épousé la cause sans réserve. Des centaines d’heures ont été investies dans le projet pour créer une marque inspirante, élaborer un plan de communication marketing de haut calibre, créer des contenus pertinents qui mettent les cabanes à sucre en valeur et recruter des collaborateurs capables de développer une plateforme de commerce électronique adaptée au temps des sucres.

Un partenaire en or
La stratégie de vente étant établie, restait à trouver une façon de distribuer ces boîtes gourmandes sur l’ensemble du territoire québécois. Approchée par les instigateurs du projet, la chaîne Metro a spontanément offert 196 points de cueillette, en plus de donner une importante visibilité au projet dans plusieurs initiatives marketing ciblées.

« C’est sans hésiter que nous avons offert notre réseau de magasins pour accueillir ce projet, qui aura un impact sur les propriétaires de cabanes à sucre impliqués, mais également sur la pérennité de tout un pan de notre culture, a commenté Richard Pruneau, vice-président principal, bannière Metro. L’ensemble de nos épiciers aux quatre coins du Québec sont enthousiastes à l’idée de prêter main-forte à ces entrepreneurs et de participer à cet élan de solidarité. »

Les boîtes gourmandes peuvent donc être récupérées dans l’une des épiceries Metro et Metro plus participantes ou directement à la cabane à sucre sélectionnée. Certaines cabanes assurent aussi la livraison à domicile.

Le Québec se mobilise
« Les cabanes à sucre font partie de notre culture et de notre identité. Pour moi, il fallait tout faire pour les sauver, en faisant appel à la mobilisation collective », ajoute Sylvain Arsenault.

Le gouvernement québécois a répondu à l’appel en octroyant une aide financière au projet. Il invite d’ailleurs les Québécois à soutenir les cabanes à sucre en profitant pleinement de la saison des sucres qui s’amorce.

L’initiative Ma cabane à la maison s’est aussi attiré le soutien inestimable d’autres partenaires comme Cascades, Publisac, Emballage LM, le Groupe Lacroix, Lafleur, l’agence Web QuatreCentQuatre, UEAT, la Maison de production Soma et Tuango. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), les associations touristiques régionales (ATR), les Producteurs et productrices acéricoles du Québec et la Fédération des producteurs d’œufs du Québec ont également emboîté le pas pour permettre à ce mouvement de solidarité de prendre son envol.

Une première historique
Emballées par l’idée, des cabanes à sucre des quatre coins du Québec se sont jointes à l’initiative. « Pour nous, c’est un moment historique. C’est la première fois que les cabanes à sucre, qui sont normalement en concurrence, s’unissent pour préserver une tradition bien de chez nous », se réjouit Stéphanie Laurin. Pour Mélanie Charbonneau, propriétaire de l’Érablière Charbonneau, « ce projet a ravivé la flamme en nous et nous a redonné confiance en l’avenir. Ça nous permet de continuer à faire ce que nous aimons, c’est-à-dire partager du bonheur sucré à travers nos repas ».

Des artistes qui s’impliquent
Et l’élan de solidarité ne s’arrête pas là. Ne reculant devant aucun défi, Ma cabane à la maison a fait appel à l’équipe de la plateforme boucaneendirect.com pour rassembler des professionnels du milieu artistique en vue d’organiser et de webdiffuser un spectacle inédit. Pour ce spectacle présenté par Lafleur, plusieurs artistes, dont le duo 2Frères, Daniel Boucher, Yves Lambert et Guylaine Tanguay, ont voulu appuyer le projet en mijotant un spectacle festif, capté au fond des bois. Les personnes ayant commandé une boîte gourmande pourront donc visionner ce spectacle Web en exclusivité.

Chiffres clés

  • Les cabanes à sucre génèrent habituellement plus de 300 millions de dollars en retombées économiques, sans compter leur apport au tourisme.
  • Au cours de la dernière année, en raison des mesures sanitaires empêchant les rassemblements, elles ont été fragilisées par une baisse de revenus de plus de 90 %, selon les données obtenues par l’ASEQC auprès de ses membres.
  • On estime que Ma cabane à la maison générera des retombées économiques de plus de 10 millions de dollars dans les régions du Québec sur une période de 8 semaines.
  • La situation actuelle touche plus de 6 000 travailleurs et tout un écosystème de fournisseurs et de distributeurs alimentaires qui dépendent des cabanes à sucre.

Pour en savoir plus : macabanealamaison.com
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Renseignements et demandes d’entrevues :
Diane Jeannotte / Diep Truong
dianej@djcom.ca / diep@exergue.ca
514 772-8019 / 514 524-7348

 

Opération Avenir 2021 : Le travail, plus qu’un lieu : un milieu de vie!

Les deux vagues de la pandémie ont précipité plus de la moitié des Québécois en télétravail. Cette réalité, même si elle est temporaire pour plusieurs travailleurs, influence inévitablement la vision des jeunes sur les lieux et les milieux de travail. Certains penseront à tort que leur carrière sera vouée à travailler seuls à la maison devant un écran, alors que ce n’est pas le cas!

Exemplaires opération avenir 2021En mouvement, dans un véhicule, en pleine nature, avec de la machinerie, dans le bruit, dans un laboratoire, seul ou avec des collègues… Le milieu de travail, c’est bien plus qu’être à l’extérieur, dans un bureau, ou à la maison! Un ensemble de facteurs et de conditions matérielles et humaines influencent le bonheur au travail et le milieu de travail en fait partie.

D’après une étude menée par Academos, l’objectif principal de carrière des 14-26 ans est de s’épanouir dans un domaine ou un métier qui les passionne1. Cet épanouissement est certainement plus susceptible de se concrétiser dans un environnement de travail qui les fait vibrer!

Opération Avenir est une ressource informative et ludique gratuite créée pour les jeunes afin de mieux les outiller à atteindre cet objectif : trouver le bonheur dans un domaine d’avenir et un milieu de travail à leur gout! L’édition 2021 met l’accent sur la diversité et la richesse de ces milieux.

En télétravail, devant un l’ordi : pas la seule option!
Les jeunes et les moins jeunes ont beaucoup d’idées préconçues par rapport aux milieux et aux environnements de travail. Afin de mieux accompagner les adolescents, il est important de bien les informer sur les nombreuses possibilités :

  • Un comptable peut très bien travailler dans un parc national;
  • Un technicien informatique peut programmer de l’équipement de pointe dans un laboratoire pharmaceutique;
  • Un ingénieur forestier peut planifier des opérations à l’aide de logiciels spécialisés de cartographie à partir de son bureau.

Des domaines en plein essor
Pour une troisième année consécutive, Opération Avenir est la vitrine des domaines et secteurs en forte croissance économique.

L’édition 2021 présente 7 domaines :

  • Ressources humaines
  • Aérospatiale
  • Assurance de dommages
  • Comptabilité, finances et gestion
  • Foresterie
  • Pharmaceutique et biotechnologie
  • Technologies de l’information et des communications

Opération Avenir est une publication annuelle créée par Septembre éditeur qui a pour but d’offrir des ressources gratuites aux intervenants scolaires du secondaire.

Ce fascicule de 24 pages est disponible en version imprimée ainsi qu’en format numérique à tous les intervenants scolaires qui en font la commande sur operationavenir.com, et ce, grâce au soutien de précieux partenaires.

Partenaires Opération Avenir 2021

À propos de Septembre éditeur
Depuis 1982, Septembre éditeur diversifie ses publications, qui englobent maintenant une foule de titres touchant l’éducation et l’orientation. En plus des guides pratiques pour les professionnels et des ouvrages-conseil pour les parents, Septembre éditeur compte aussi du matériel pédagogique, des plateformes d’information et de services numériques.

1 La génération Z du Québec et sa vision du milieu du travail, Academos, 2019


Renseignements médias :

Diep Truong
Exergue Communications
diep@exergue.ca / 514 436-2121

L’après inc. ou comment vivre sa sortie entrepreneuriale positivement

Québec, le 25 mai 2020 – Mesures sanitaires très couteuses et difficiles à mettre en place, délais et incertitude quant aux décrets de réouverture, diminution de l’affluence, consignes de distanciation sociale… Malgré le soutien d’urgence gouvernemental, la résilience et la capacité d’adaptation qui caractérisent les entrepreneurs québécois, plusieurs seront mis au pied du mur, économiquement, moralement ou physiquement par cette crise. Ils se questionnent sur l’énergie nécessaire pour se réinventer, se relancer, faire rouler les affaires. À bout de souffle ou de moyens, plusieurs devront vivre une sortie entrepreneuriale en cédant, en vendant ou en fermant leur entreprise dans les prochains mois.

Se départir de son entreprise entraine un impact important sur l’entrepreneur lui-même. Cette fin de parcours est, pour plusieurs, pénible et ardue, tant sur le plan personnel que professionnel. Les entrepreneurs sortants doivent inévitablement vivre un après inc., et ce, trop souvent dans l’ombre et sans soutien. Et pourtant, il existe des services, de l’aide, pour passer cette étape et rebondir positivement!

Annik De Celles l’a vécu. En 2016, aux prises avec des impasses familiales et financières, elle fait le difficile choix de fermer son entreprise. À force de discuter avec d’autres (ex)entrepreneurs, elle constate qu’elle n’est pas seule à avoir vécu cette situation. Bien au contraire! Chaque fois qu’elle évoque son après inc., on nomme les mêmes sentiments, le même vide… Et surtout, le manque de soutien et de ressources pour les entrepreneurs sortants!

C’est pourquoi Cynthia A. Sheehan (Université Laval), Marie-Josée Drapeau (UQAC), Annik De Celles et Josée Blondin publient ce guide simple, positif et humain offrant des ressources pour faciliter l’après inc. Ce livre aide l’entrepreneur à se sentir compris, à bien s’entourer et à s’outiller pour gérer des aspects comme : annoncer et gérer le changement, préserver sa santé mentale et physique, se redéfinir et garder la flamme entrepreneuriale, se réorienter ou réentreprendre.

Les autrices ont rencontré plus d’une vingtaine d’entrepreneurs qui ont vécu une sortie entrepreneuriale. Ils ont généreusement raconté leur état d’esprit, leur vécu, leur réalité et ont offert leurs conseils. De plus, des professionnels, issus de différents domaines (communications, comptabilité, faillite, psychologie, orientation), viennent tour à tour appuyer les contenus de ce livre pratique et positif.

Les autrices
Marie-Josée Drapeau est docteure en administration (management) et professeure à l’Université du Québec à Chicoutimi (cours en entrepreneuriat et PME). Ses recherches portent sur les entrepreneurs et les dirigeants de PME en contexte de sortie entrepreneuriale.

Cynthia A. Sheehan détient un MBA et enseigne le management, l’entrepreneuriat, le démarrage d’entreprises, les présentations d’affaires et l’innovation à l’Université Laval.

Annik De Celles a fermé son entreprise agroalimentaire en 2016 après 5 ans d’existence. Entrepreneure passionnée, elle dirige maintenant une entreprise d’édition.

Josée Blondin est l’entrepreneure à la tête d’InterSources. Psychologue de formation, elle se spécialise en développement organisationnel, en ressources humaines et accompagne des cédants dans leur processus de transition.

À propos de Septembre éditeur
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Renseignements pour les médias:
Exergue Communications
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