Investissement de 1,2 G$ à Bécancour

Deux des plus grandes coopératives agricoles au monde, Indian Farmers Fertiliser Cooperative (IFFCO) et La Coop fédérée, ont annoncé le 9 octobre dernier avoir conclu une importante entente de partenariat en vue d’établir une usine de production d’urée à Bécancour. Ce projet – qui permettra de produire et de commercialiser l’urée sous forme d’engrais azotés – fera l’objet d’un investissement de 1,2 milliard de dollars et générera des retombées régionales de taille, dont la création de 200 emplois locaux à long terme. Cette annonce officielle a été faite dans le cadre du Sommet international des coopératives, qui se tient à Québec et qui réunit plus de 2 000 décideurs du mouvement des coopératives et mutuelles à travers le monde.

Pour en savoir plus:
Usine de Bécancour: baisse du prix des engrais à prévoir (article paru sur le site d’Argent)

Production alimentaire, agriculture et développement durable au cœur du Congrès mondial des agronomes

Logo du Congrès mondial des agronomesLe Congrès mondial des agronomes accueillera, du 17 au 21 septembre, plus de 75 conférenciers de réputation internationale à Québec pour discuter de production alimentaire, d’agriculture et de développement durable. L’événement, qui se tient aux quatre ans et qui sera présenté pour la première fois dans un pays nordique, portera cette année sur le défi de nourrir le monde, un enjeu colossal quand on sait que la demande pour les produits alimentaires augmentera de 70% au cours des quarante prochaines années.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime ainsi qu’il faudra produire 1 milliard de tonnes de céréales et 200 millions de tonnes de produits animaux supplémentaires chaque année, d’ici 2050, pour alimenter convenablement la planète et ses 9 milliards d’habitants. La planète peut-elle produire plus? Doit-elle produire mieux? Comment répondre à l’accroissement des besoins alimentaires de façon durable et écologique? Quels impacts l’augmentation de la demande alimentaire aura-t-elle, ici et ailleurs?

« Le Congrès mondial des agronomes permettra à des représentants d’organisations internationales, des chercheurs, des agronomes et des professionnels de l’industrie agroalimentaire de partager leurs réflexions relativement au plus grand défi posé au 21e siècle : nourrir le monde. Le sujet est particulièrement d’actualité au moment même où l’on craint une crise alimentaire mondiale et où l’on connaît une flambée des prix du maïs et du soja en raison de la sécheresse aux États-Unis. La situation actuelle nous interpelle tous, que l’on soit consommateur ou producteur agricole », a souligné M. Michel Saint-Pierre, président du 5e Congrès mondial des agronomes.

Biodiversité, agriculture biologique, agriculture locale, sécurité alimentaire, changements climatiques et agriculture, besoins énergétiques, microcrédit : voilà quelques sujets qui seront abordés lors de ce Congrès mettant en vedette plusieurs conférenciers renommés. Outre les ateliers thématiques, les tournées sur le terrain et la visite de l’aire d’exposition dédiée aux produits et services du secteur agroalimentaire, voici les présentations à ne pas manquer:

L’évolution des besoins alimentaires mondiaux au cours des 25 prochaines années, par M. Luc Guyau (Italie), président indépendant du Conseil de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

Les nouvelles approches en matière d’utilisation de l’eau dans les activités agricoles et agroalimentaires, par M. Henning Bjornlund (Australie), professeur, University of South Australia et University of Lethbridge, Canada

L’impact des changements climatiques sur l’agriculture, par M. Stéphane Jost (Italie), chargé de liaison Ressources naturelles et environnement à la FAO

La compétition pour l’utilisation des sols entre l’agriculture et les autres activités humaines, par M. Andrea Sisti (Italie), président de la Consiglio dell’ Ordine Nazionale dei dottori agronomi e dei dottori forestali (CONAF)

La faim dans le monde : causes, conséquences, perspectives, par M. Marcel Mazoyer (France), ingénieur agronome et co-auteur de La fracture agricole et alimentaire mondiale – Nourrir l’humanité aujourd’hui et demain

La crise alimentaire à l’échelle mondiale : les Amériques peuvent-elles offrir des solutions?, par M. Victor M. Villalobos (Costa Rica), directeur général, Institut Inter-Américain de coopération pour l’agriculture (IICA)

Le micro-crédit et l’accès aux ressources, par Mme Aoua Sawadogo (Burkina Faso), Centre financier aux entrepreneurs agricoles

Les politiques publiques peuvent-elles influencer les habitudes alimentaires?, par M. Sean B. Cash (États-Unis), Tufts University

Toutes les personnes qui s’intéressent aux défis de la production alimentaire à l’échelle locale et mondiale sont invitées à prendre part à cet événement. Déjà, plusieurs centaines de décideurs de l’agroalimentaire mondial ont confirmé leur participation.

Pour en savoir plus:
www.worldagro2012.com

La Coop Fédérée annonce des résultats records

La Coop fédérée et ses membres ont démontré la force du modèle coopératif en dévoilant des résultats records lors de leur 90e assemblée générale tenue le 1er mars dernier, à Québec. Ainsi, en dépit d’un environnement économique incertain et de la volatilité des prix des matières premières, La Coop fédérée a annoncé un excédent avant ristournes et impôts de 79,0 millions de dollars pour l’exercice terminé le 29 octobre 2011, soit plus du double du résultat de l’année antérieure, et des ventes de 4,6 milliards de dollars, en hausse de 15 % par rapport à l’année précédente.

«Nos résultats et ceux du réseau des coops affiliées démontrent une fois de plus le succès du modèle coopératif, un modèle axé sur l’humain, mais capable aussi de réussite financière», a déclaré M. Denis Richard, président de La Coop fédérée.

Des gains appréciables dans le secteur Approvisionnement
Les activités liées à la commercialisation des grains, des productions végétales et de l’énergie ont aussi connu des gains substantiels en 2011. Le secteur Approvisionnement, qui regroupe des marques telles qu’Elite, La Coop et Sonic, a ainsi augmenté ses ventes de 508,8 millions de dollars, pour faire grimper son chiffre d’affaires à 2,3 milliards de dollars, ce qui représente un bond de 29 % par rapport à l’année antérieure.

Les gains dans le secteur porcin, la capacité de La Coop fédérée à tirer avantage des occasions dans les marchés extérieurs, notamment en Russie et en Asie, le succès de ses récentes acquisitions, la réussite de la rationalisation de ses activités de transformation des viandes et une saine gestion de ses ressources ont tous contribué à faire de cette année la plus profitable de son histoire.

Des acquisitions judicieuses
La Coop fédérée a récemment acquis des entreprises satellites, spécialisées dans des secteurs tels que les intrants agricoles, la commercialisation des grains et l’entreposage de propane. Ces acquisitions se sont avérées particulièrement éclairées. En effet, les ventes combinées de ces sociétés ont crû de 23 % comparativement à l’année précédente.

Un secteur porcin en redressement
La performance de l’année 2011 s’explique notamment par les gains dans le secteur porcin, où les ventes ont augmenté de 97,0 millions de dollars, pour porter le chiffre d’affaires de la division Mise en marché à 2,3 milliards de dollars, ce qui représente une progression de 4 % par rapport à l’année antérieure. La forte demande en provenance de la Chine et de la Russie de même que les conséquences de la fièvre aphteuse en Corée du Sud ont compensé la baisse enregistrée aux États-Unis, due principalement à la vigueur du dollar canadien.

La restructuration du secteur porcin réalisée au cours des dernières années porte donc ses fruits, notamment à l’échelle internationale. L’implantation, en avril 2011, de la Filière porcine coopérative n’est pas étrangère à ce succès. Elle permet de produire une viande qui conjugue le savoir-faire des producteurs agricoles, l’expertise du réseau La Coop et l’expérience d’Olymel, notamment pour la mise en marché. Une certaine progression des ventes de porcs a également été enregistrée dans l’Ouest canadien.

Des ristournes et une solidité financière accrues
La bonne performance de l’année a permis à La Coop fédérée de verser des ristournes records et de renforcer encore davantage sa position financière. Les ristournes aux membres affiliés ont ainsi atteint 36,5 millions de dollars en 2011, soit plus du triple du montant versé l’année antérieure. L’avoir de la société, y compris les actions privilégiées et les débentures convertibles, a grimpé à 492,7 millions de dollars au 29 octobre 2011, ce qui correspond à une hausse de 12 % par rapport à la fin de l’exercice précédent.

«Nous sommes heureux de partager nos succès avec nos membres, a poursuivi M. Richard. Pour nous, la coopération est plus qu’une simple forme d’entreprise. C’est une philosophie d’affaires. Les résultats exceptionnels que nous connaissons nous donnent aujourd’hui la solidité et la confiance pour faire rayonner ce modèle sur la scène internationale.»

Un modèle de solidarité et de bénéfices partagés
Fondée sur les valeurs que sont la solidarité, la participation démocratique, l’honnêteté et la transparence, La Coop fédérée inspire par son modèle, qui place les valeurs humaines au-dessus des valeurs matérielles et qui reconnaît, dans les limites de saines règles de gestion, la primauté de la personne sur le capital. «Nos résultats et ceux de tout le réseau marquent une certaine consécration de notre modèle économique, un modèle indépendant des dérives financières, a soutenu le chef de la direction de La Coop fédérée, M. Claude Lafleur. À l’heure des indignés, nos façons de faire méritent d’être connues.»

«Ces résultats ne pouvaient arriver à un meilleur moment, alors que l’Année internationale des coopératives sera célébrée, cet automne, à Lévis, a conclu M. Richard. C’est pourquoi, nous sommes fiers d’annoncer notre participation au Sommet international des coopératives à titre de commanditaire majeur. Cet événement d’envergure internationale, qui réunira quelque 2 500 personnes intéressées par le mouvement coopératif, fera rayonner les valeurs et les principes qui nous animent et qui font de nous une réelle solution de rechange au modèle économique dominant.»

À propos de La Coop fédérée
Fondée en 1922, La Coop fédérée est la plus grande entreprise agroalimentaire au Québec et se classe parmi les 100 coopératives et mutuelles les plus importantes au monde, tous secteurs confondus. Elle est la propriété de plus de 90 000 membres regroupés au sein de 103 coopératives réparties dans plusieurs provinces canadiennes.

La Coop fédérée est présente dans l’ensemble de la chaîne agroalimentaire et, en tant que grossiste, elle fournit aux producteurs agricoles des biens et des services nécessaires à l’exploitation de leur entreprise. Son réseau compte cinq bannières : Elite et La Coop (productions animale et végétale et commercialisation des grains), Unimat (quincaillerie et machines agricoles), Sonic (énergie) et Olymel (transformation des viandes). La Coop fédérée emploie plus de 10 000 personnes et son chiffre d’affaires s’élève à 4,6 milliards de dollars.

[La Coop fédérée – Mandat de rédaction – Client: PGPR, relations publiques]